G-Data Total Care 2009 : le poids lourd de la sécurité 

La page d'accueil de GData Premier de notre comparatif l’année dernière, G-Data se taille au fil des versions une solide réputation en matière de protection informatique. Nous étions donc impatients de tester la dernière version du vainqueur 2008 (Ce test a été réalisé à partir d’une version d’essai).
Une interface sobre et fonctionnelle
Ici l’accent a été mis sur l’efficacité. La sobriété et la clarté ont en effet été privilégiées : la palette de couleur utilisée comporte uniquement du rouge, du blanc, et différentes valeurs de gris afin que les différentes fonctions soient immédiatement identifiables et facilement accessibles. Seule exception : les fonctions activées sont indiquées à l’aide d’une signalétique verte. On est loin des efforts graphiques de certains concurrents, mais l’ensemble est efficace et intuitif.
Les réglages par défaut sont bien pensés et les possibilités de personnalisation sont complètes et bien conçues. On peut cependant regretter que par défaut seules archives dont le poids est inférieur à 300 Ko ne soient vérifiées. En pratique, il est aisé de modifier ce réglage, mais on peut se poser des questions sur l’opportunité réelle de ce choix destiné à alléger les scans. L’impossible de verrouiller les réglages à l’aide d’un mot de passe est également à déplorer.
Des performances superlatives


Un scan en coursMalgré la variété des menaces employées lors de notre test, nous ne sommes pas parvenus à mettre en défaut le moteur de détection de G-Data lors des scans du disque dur. Seul Mc Afee fait aussi bien.
Si on regarde la protection globale, l’antivirus allemand emporte ce comparatif haut la main. Nous ne sommes en effet pas parvenus à prendre en défaut sa protection résidente non plus. Le bouclier temps réel agit en deux temps : une première fois lors de l’ouverture du dossier puis lors de l’ouverture des fichiers au cas où une menace aurait survécu. Lors de l’insertion d’un périphérique de stockage externe, un scan a en plus lieu dès l’insertion, et malgré l’absence d’une barre de contrôle, les pièces jointes infectées sont neutralisées et l’email reste lisible. Tout est fait ici pour la protection de l’ordinateur, ce qui entraîne une importante mobilisation de la puissance du système.
Une ponction importante sur les performances du système pendant les scans


Un logiciel très gourmandL’allongement du temps de démarrage de Windows est sensible, mais inférieur à celui de ses concurrents directs (+23%) et, comme pour les autres logiciels testés, aucun ralentissement dû à des accès trop fréquents au système n’a été mesuré.
La durée du scan complet est dans la moyenne, mais la puissance du système est très largement mise à contribution, qu’il s’agisse du microprocesseur (dont les capacités sont entièrement utilisées dans notre cas) ou de la mémoire vive (près de 180Mo, et même 378Mo si l’on cumule l’utilisation de la mémoire RAM et du fichier Swap, soit entre trois et quatre fois la moyenne calculée avec l’ensemble des logiciels testés). La désinstallation n’est pas des mieux conçues et G-Data laisse 16 clés dans le registre à l’issue de cette opération.
Conclusion
La qualité de la protection est sans conteste au rendez-vous, et G-Data offre très nettement la sécurité la plus complète parmi tous les antivirus évalués. Son prix est tout à fait concurrentiel, il est même inférieur au coût moyen des logiciels de ce comparatif, et la suite logicielle livrée avec est complète, sans être non plus exhaustive.
Cependant, les performances mesurées entraînent une utilisation très importante de la puissance du système et il est conseillé d’utiliser G-Data sur des ordinateurs récents (processeurs multicores et au bas mot 2Go de Ram) si vous ne voulez pas que le scan des disques durs internes ne paralyse entièrement votre machine pour une trop longue durée.
ESET Smart Security 4 (Nod 32 antivirus 4) : une évolution positive 

L'interface très réussie. La version 2008 de Nod 32, l’antivirus inclus dans la suite ESET, ne nous avait pas totalement convaincus. Nous n’avons pu disposer cette année que d’une version d’évaluation, dont nous allons disséquer le fonctionnement de ce pas.
Une interface réussie
Première observation : le graphisme, à la fois travaillé et discret, est une réussite. La présentation est aérée, et aucune information ne passe inaperçue. Les fonctions sont aisément identifiables et accessibles.
Les réglages par défaut sont cohérents et les possibilités de paramétrage personnalisé sont nombreuses et variées. Elles feront le bonheur des experts tandis que les autres profiteront de réglages par défauts qui ne souffrent d’aucune faute de goût. La possibilité de verrouillage des fonctionnalités par mot de passe montre ici encore la volonté affichée d’offrir une protection de qualité, voyons ce qu’il en est dans les faits.
Des performances de bonne tenue encore perfectibles


L'analyse en coursLors du scan du disque interne, le moteur de détection affiche des performances de bon niveau (il traite sans problème la grande majorité des menaces), mais il ne repère pas les fichiers infectés de types plus rares. La protection résidente souffre du même inconvénient : si elle réagit parfaitement aux intrusions usuelles, celles provenant de certains fichiers dont les extensions sont parmi les moins courantes passent systématiquement à travers les mailles du filet.
C’est regrettable parce que, malgré l’absence de scan automatique des supports externes et le choix d’une détection à la lecture, Nod 32 réagit efficacement aux menaces qu’il parvient à repérer. La procédure de traitement des pièces jointes infectées est également bien conçue : seul le fichier joint est supprimé et remplacé par un message d’information, tandis que l’email reste lisible.
Un fonctionnement léger


Le CPU peu utiliséFinalement, le vrai point fort de cette dernière version de Nod32 est son faible niveau d’encombrement du système. Ainsi, le supplément de temps nécessaire à Windows pour démarrer est presque imperceptible (+5%), et les ressources du processeur utilisées lors du scan du disque dur assez rapide (24 minutes) sont peu importantes. Sa procédure de désinstallation est également un modèle du genre : elle ne laisse aucune trace du programme sur l’ordinateur.
Conclusion
La version 2009 de Nod32 est nettement supérieure à la mouture précédente. Si la détection reste perfectible, elle se situe désormais dans la moyenne des logiciels testés. L’interface est une vraie réussite et le poids de cette nouvelle version sur les systèmes récents est très faible. Eset Smart Security 4 conserve cependant un handicap majeur : son prix (surtout dans le cadre d’une licence pour un seul ordinateur). C’est la suite la plus onéreuse de notre comparatif, un coût que ni les performances de Nod 32 ni les programmes annexes, peu nombreux par rapport à d’autres packs (les suites Mc Afee ou Bit Defender comprennent par exemple des utilitaires réseau ici absents), ne justifient à nos yeux.
Kaspersky Anti Virus 2009 : une version en demi-teinte 
Le tableau de bord des antivirus Célébré depuis quelques années pour ses nombreuses fonctions paramétrables qui permettent de se créer une protection sur mesure, Kaspersky est incontestablement l’un des barons du marché des antivirus. Reste à vérifier si la version 2009 confirme cette bonne réputation.
Une interface magnifique qui manque de possibilités
Très lisible grâce à un choix de couleur judicieux et graphisme à la fois soigné et discret, l’interface de Kaspersky est une véritable réussite esthétique et décroche la palme de ce comparatif dans le domaine. Les informations principales apparaissent sous la forme très claire d’un tableau de bord et les alertes profitent d’une très bonne visibilité.
Les réglages par défaut sont cohérents, mais nous avons été très désagréablement surpris de constater que les paramètres avancés sont ici inaccessibles, alors que les versions précédentes se distinguaient par de très nombreuses possibilités dans ce domaine. Un choix étrange dont nous allons tester l’efficacité.
Une protection efficace qui mérite quelques améliorations


Le tableau de bord des analyses. Le moteur de détection des menaces se comporte bien lors du scan du disque interne, même si plusieurs menaces contenues dans des fichiers peu courants passent à travers les mailles du filet. La protection résidente n’est pas pro-active ; elle se montre malgré tout réactive et efficace envers la plupart des menaces à l’exception notable des fichiers textes, qui constituent pourtant un refuge classique pour certains virus.
On regrette également vivement l’absence d’un scan automatique lors de l’insertion de médias externes et même d’une fonction spécifique à ce type de source.La procédure de protection des emails est assez efficace, et la neutralisation de la pièce jointe infectée laisse la possibilité de lire le courrier électronique. Là encore, les menaces contenues dans les fichiers texte passent inaperçues. Dommage que le moteur de détection des menaces ne soit plus attentif à ces documents, car les procédures de traitement des menaces identifiées sont efficaces.
Une gêne limitée


La détection de virusL’utilisation de la version 2009 de Kaspersky provoque un retard important lors du démarrage de Windows (+58%), elle implique une mobilisation importante des ressources du microprocesseur lors du scan du disque dur interne.
La durée de l’opération est cependant la plus courte mesurée lors de l’ensemble de nos tests (20 minutes) et la procédure de désinstallation du logiciel est très efficace : il ne reste pour seules traces que deux clés dans le registre.
Conclusion
Privée de son principal intérêt aux yeux des utilisateurs avertis par l’impossibilité d’accéder aux réglages avancés, et handicapés par une protection faillible, la version 2009 de Kaspersky ne nous a pas pleinement convaincus. Le coût de sa licence est certes peu élevé (13,32 euros par an et par ordinateur), mais les logiciels annexes n’assurent que le strict minimum et pour disposer d’un pare-feu, il faut doubler le prix.
AVG Internet Security v8.5 (version payante) : une évolution insuffisante de la version gratuite 

L'interface d'accueilTestée l’année dernière en version gratuite, nous nous sommes intéressés cette année à la dernière version payante.
Une interface originale
Le choix de la disposition des fonctions en icônes est bien vu et, malgré leur nombre élevé, on se retrouve assez aisément parmi les différentes fonctions. Ce n’est pas la plus claire que nous avons étudié lors de ce comparatif, mais la tentative de se démarquer graphiquement de la concurrence mérite d’être saluée.
Les réglages par défaut sont cohérents et les fonctions personnalisables sont ici particulièrement intéressantes : la dénomination des différents paramètres est claire et il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste pour les manipuler, une réussite ! On regrette ici cependant l’absence de protection des réglages par un mot de passe.
Une protection vraiment insuffisante


Un firewall tout de même efficaceSi le moteur de détection obtient des résultats honorables lors de l’analyse du disque dur interne, certains formats passent tout de même systématiquement à travers les mailles du filet. Il faut ici signaler que comme on pouvait s’en douter, celui de la version gratuite délivre les mêmes résultats.
La protection résidente est par contre presque transparente : censée opérer lors de la lecture, elle laisse passer beaucoup trop de menaces lors de la connexion de médias amovibles, elle peine beaucoup trop à supprimer les fichiers compressés, et n’a repéré aucune de nos pièces jointes infectées, un cas unique parmi l’offre payante.
La discrétion vis-à-vis du fonctionnement du système


L'utilisation du CPUL’emploi d’AVG n’est pas handicapant pour le bon fonctionnement de l’ordinateur. Le ralentissement du lancement de Windows est en effet peu important (+10%) et, si la durée du scan est un peu longue (38 minutes), ce processus nécessite une puissance réduite de la part du microprocesseur comme de la mémoire vive. La procédure de désinstallation est également efficace et ne laisse que très peu de traces sur la machine (3 clés dans le registre).
Conclusion
Malgré une évolution intéressante par rapport aux fonctionnalités de la version gratuite, la mouture 2009 d’AVG ne présente que peu d’intérêt au regard de la concurrence. Handicapé par une protection résidente presque inexistante, le fabricant dispose tout de même d’une plateforme intéressante pour développer son produit pour l’avenir. D’un prix étudié, graphiquement original et peu gourmand en ressources il aurait en effet pu tirer son épingle du jeu si la sécurité, qui est pourtant sa raison d’être, n’avait pas été aussi perméable.